Mercredi 21 janvier 2009

          Pour réaliser ce troisième projet, nous avons voulu investir un endroit cotoyé par des gens. Nous avons donc choisi la résidence où Louise habite. Le long des allées nous avons tracé une ligne sinueuse avec de la semoule. Le choix de la semoule est justifié par le fait que c'est un élèment qui ne pouvait résister ni au vent, ni à la pluie... mais qui était aussi visible par l'oeil. Nous avons donc créé cette ligne selon le chemin que nous avons parcouru. Après avoir marché dans plusieurs allées, nous avons attendu que deux heures s'écoulent, pour laisser le temps altérer notre tracé. Quand nous sommes revenues, certains endroits étaient totalement enlevés, d'autres parsemés, et certains entièrement intactes. Entre temps, il avait légèrement plu et le sol était devenu brillant, faisant adhérer la semoule.

 

 

          Après hésitation, nous avons  décidé de présenter notre travail sous forme photographique. La photographie est adaptée pour immortaliser un projet qui se veut éphémère. Cependant, nous avons aussi choisi ce medium car il nous permettait de mettre dans cette reconstitution notre point de vue. En effet, nous ne voulions pas que les gens ne voient qu'une simple trace de semoule au sol. Notre intention était aussi de montrer le côté poétique de cette poudre jetée sur le sol. Le but était qu'on la voit, mais qu'elle se confonde avec l'environnement. Après les deux heures, des feuilles mortes étaient venues se mélanger à elle. Nous voulions que cela devienne un tracé lumineux qui donne envie de le suivre.  Ici, la ligne de semoule est le dessin, car c'est elle que les yeux regardent. Elle donne le mouvement par la forme qu'elle prend, mais aussi car elle épouse l'orientation du chemin donnant une profondeur à l'image. Par ailleurs, elle est le dessin formant une trace, mais elle est, elle même composée de points. C'est l'oeil qui créé la ligne.

 

 

          C'est justement cette composition qui créé l'éphémère dans ce travail. En effet, la semoule est un matériaux léger et sensible aux intempéries tels que le vent, la pluie, le mouvement des gens qui passent. Nous voulions montrer par ce travail que le dessin pouvait se résumer à un simple tracé. Cependant, il s'agissait d'une ligne elle même composée de nombreux élèments. Elle prenait aussi forme en suivant la structure des chemins. Le dessin était donc susceptible d'être modifié par le temps.

 

 

          Ainsi, il est possible de constater que le dessin ne se résume pas seulement au papier et aux crayons. Il peut se trouver n'importe où et être sujet aux aléas du temps comme dans le land art. En particulier, le travail de Richard Long avec son oeuvre « A Line Made By Walking » qui est elle même une trace faite dans l'herbe, qui est sujette à la nature, et sera donc éphémère.





Pour voir les photos en plus grand :


Première


Deuxième


Troisème

 

Quatrième


Cinquième 


Le travail de Richard Long

Par La Meuh et la Chenilleuh
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Mercredi 21 janvier 2009

Nous avons choisi de parler de cette exposition que nous avons été voir ensemble et qui nous a beaucoup plu. Elle se tenait du 4 octobre 2008 au 4 janvier 2009 au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris.


Pour la première fois en France, étaient réunis des professeurs et des élèves de la célèbre Académie des Beaux-Arts tels que Bernd et Hilla Becher, Hans-Peter Feldmann, Gerhard Richter, Sigmar Polke et Lothar Baumgarten, ainsi que des artistes ayant élu domicile à Düsseldorf, comme Beat Streuli. Cette ville apparaît en effet comme un centre de création à la fois affirmé et libre, où s’épanouissent des personnalités à la sensibilité et à l’esthétique variées.

 

Suivant une approche en séries, les photographes semblaient constamment osciller entre l’objectif et le subjectif, le réel et l’irréel. Ils traitent aussi bien de la nature que de la culture, du paysage ancestral que de l’évènement particulier, du local ou du global, de l’archétype et du portrait, allant du documentaire épuré à l’image entièrement manipulée sur ordinateur.

 

A la suite de Hilla et Bernd Becher, leurs élèves se sont essayés à toutes les déclinaisons du document et sont passés progressivement du noir et blanc à la couleur dans des formats de plus en plus grands. L’exposition présente l’abstraction formelle d’un Andreas Gursky, via la théâtralisation de certains aspects de l’oeuvre de Candida Höfer ou de Axel Hütte, la tradition picturale d’Elger Esser et de Simone Nieweg ou la référence à l’écran des oeuvres les plus récentes de Thomas Ruff.

 

 

Objectivités abordait les facettes souvent méconnues des premiers travaux photographiques, jalons pourtant incontournables pour comprendre les productions plus récentes. Des séries majeures étaient ainsi présentées dans un ordre chronologique, de même que quelques photographes rarement ou jamais exposés en France (Laurenz Berges, Klaus Mettig, Ursula Schulz-Dornburg, Katharina Sieverding, Petra Wunderlich) qui contribuent incontestablement à la richesse formelle et conceptuelle de cette fameuse « école ».

Nous avons été séduite par un artiste en particulier, Axel Hütte.
Prises de nuit, ses photographies font apparaître au travers des effets lumineux et des formes qui se dissolvent dans l'ombre, une image latente.

               
Rendu miroitant par la pluie, la parvis de la Nationalgalerie de Berlin reflète ainsi l'intérieur du musée: les sièges de Mies Van der Rohe et l'installation de Jenny Holzer. L'image inverse les rapports entre l'intérieur et l'extérieur. la photographie n'a pas été retravaillée, mais le long temps de pose adopté par l'artiste et sa technique personnelle de tirage a transformé les écritures lumineuses de l'artiste américaines en des rayures et des halos de lumière crème.


Hütte semble ici suggérer que l'objectivité relève de l'illusion. Une interprétation très poétique qui nous a tout de suite saisie et séduite.
Voici un autre exemple:


Par La Meuh et la Chenilleuh
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 9 avril 2009

Nous revoici avec un nouveau projet toujours dans le cadre  de notre Licence Arts Plastiques à l'ufr 04 Saint Charles, basé sur un jeu de forum, le jeu des rimes.

Ce poème participatif se déroule via un groupe créé sur facebook :

Si toi aussi tu te sens l'âme d'un poète, viens écrire une rime !

Le but est de réaliser un poème sans fin, sans queue ni tête, avec des strophes de trois rimes chacunes. Chacun son tour peut poster autant de fois qu'il veut dans la journée.


Voici un exemple :

* Hier en allant chercher mon pain

(quelqu'un répond)

* J'ai croisé un lapin nain

(quelqu'un répond)

* Il venait de prendre son bain

(Passage à la deuxième strophe, vous pouvez changer de rime)

* Je lui ai dit qu'il puait encore



Vers la fin du semestre (aux alentours du 15 mai) nous rassemblerons le poème, et le mettrons en ligne.

Si vous souhaitez participer à notre projet, n'hésitez pas à rejoindre le groupe, et à laisser votre imagination vagabonder.


Pour allécher vos papilles, voici un petit extrait :


Et puis aujourd'hui Dimanche
Il a plu et mon parapluie n'était pas étanche,
Il lui manquait des branches

Verte de rage je me suis jetée dans une énorme flaque



Par La Meuh et la Chenilleuh
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander

Publicité

Présentation

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus